Avec GRNS, nous allons à la recherche de nouveaux espaces à explorer et à investir. La frontière entre Bruxelles et la Flandre, la frontière entre une école et son voisinage, la frontière entre les gens dans les espaces communs…

Nous cherchons comment transformer les frontières visibles et invisibles en lieux de rencontre. Comment pouvons-nous utiliser la frontière pour rapprocher les gens plutôt que de les éloigner les uns des autres?

GRNS (« grens » = « frontière » en néerlandais) est plus qu’une frontière linguistique, une frontière géographique ou émotionnelle. GRNS est aussi un sourire (« grijns » = « sourire  » en néerlandais). Un sourire, tantôt aimant, tantôt moqueur, un sourire en pointillés sur papier, trop souvent absent dans la réalité. Nous cherchons à répandre les sourires dans le vécu grâce à des actions toutes simples. 

GRNS est la recherche de ces endroits d’entre-deux. Après un premier projet à l’Abattoir, nous sommes à la recherche de nouveaux défis, de nouveaux lieux, de nouveaux terrains, d’une nouvelles sources d’inspiration. Une fois que nous avons trouvé un endroit approprié, ou que l’endroit nous a trouvés, nous commençons à investir nos énergies créatives dans cet endroit, toujours avec des partenaires et des personnes locales. Nous testons nos « recettes » (au sens propre et au sens figuré) d’Abattoir et expérimentons de nouveaux ingrédients.

Nous impliquons des partenaires, jouons le rôle de « matchmaker », abordons le lieu avec ses résidents et ses utilisateurs. À la fin de notre intervention, nous laissons une trace de notre action. Pas de ligne en pointillés, pas de barrière ni de point de contrôle, mais un point d’intérêt, un espace qui attire les gens et facilite les rencontres.

GRNS LEO

GRNS LEO doit devenir un lieu pensé par les gens et pour les gens. Un lieu, juste à côté de l’Athenée Leonardo Da Vinci à Anderlecht, où les élèves de l’école peuvent exercer leurs talents, où la population du quartier peut se rencontrer et où des ponts sont construits entre le milieu scolaire et la société.

La première étape de notre projet consiste toujours à franchir la frontière. Nous avons développé un petit module situé à la limite entre la cour de récréation et le parvis devant l’école. La structure a été bien pensée, légère et modulaire. Nous y avons réfléchi avec les « résidents ». Nous l’avons remplie selon leurs envies.

Après une expérimentation durant l’été 2020, nous sommes convaincus que cet endroit a un beau potentiel. Nous attendons avec impatience les rénovations de l’école et de la salle de théâtre.  Dans les années à venir, nous continuerons à suivre de près la manière dont cet endroit, notre arrière-cour depuis l’Abattoir, peut être transformé en un espace partagé au sens le plus bénéfique du terme.

RODE POORT

Avec GRNS RODE POORT, en 2017, nous sommes partis à la recherche de la frontière entre Bruxelles et la Flandre à deux pas de l’Atomium, à Strombeek. Le projet a consisté à réfléchir à la manière d’utiliser la frontière pour rapprocher les gens, et non les éloigner les uns des autres. De Bruxelles à la Flandre et de la Flandre à Bruxelles : nous testons notre projet bruxellois à Cureghem, à Strombeek, en déplaçant nos « recettes », nos outils et nos méthodes dans la périphérie bruxelloise.

GRNS RODE POORT était une première initiative. 

Nous y avons testé nos façons de faire bruxelloises et osé l’innovation. Nous avons impliqué des partenaires locaux, joué le rôle d’intermédiaire, travaillé avec le lieu et ses résidents.

À la fin de notre intervention, nous avons laissé une trace de notre travail : le GRNSPOST, une construction modulaire au milieu de la pelouse avec un poste de guet par dessus. Le dessin qu’un garçon de voisinage avait dessiné est devenu une réalité. Un collectif de citoyens a uni ses forces pour concrétiser ce projet et, depuis lors, il continue à innover dans le quartier indépendamment de nous.

KORO

Un lieu de rencontre, un lieu où l’on partage des histoires de vie et où l’on réfléchit à un avenir commun. Koro est un voyage que nous avons entrepris avec de nombreux partenaires en 2018.

Koro est situé à l’angle du boulevard Albert II et de la rue George Matheus. La gare du Nord en est proche : une importante porte d’entrée pour les touristes et les navetteurs. Juste à côté se trouve le parc Maximilien, devenu ces dernières années un lieu symbolique à Bruxelles pour les questions relatives aux réfugiés. Notre site était donc à la croisée des chemins pour les résidents, les navetteurs et les nouveaux arrivants. Le terreau idéal pour devenir un lieu de rencontre, avec des perspectives différentes sur la ville, des intérêts différents et des talents différents.

Koro a été un effort collectif pour créer des liens. Un effort qui a parfois été couronné de succès, mais pas toujours. Pour nous, Koro a été avant tout la découverte d’un nouveau quartier pour lequel beaucoup de réponses sont encore à trouver.